Volume 7 No 3





Paul McCartney - Live At The Cavern Club

par Alain Lacasse

En juin dernier, la compagnie Image Entertainment a mis en marché le DVD et la vidéocassette « Paul McCartney : Live At The Cavern Club ». Il s’agit bien sûr du spectacle que Sir Paul a offert à cet endroit en décembre 1999 et que plusieurs ont vu à la télévision et sur Internet.

Intéressons-nous ici à la version DVD. On y retrouve, bien sûr, intégralement le spectacle. La qualité de l’image est excellente. Les responsables de la production ont décidé de présenter l’image du concert en format panoramique, ce qui déconcerte un peu au début. Le son, vous vous en doutez bien, est aussi exceptionnel. Il est codé en DTS, en Dolby digital 5.1 et en Dolby digital stéréo.

Les sections additionnelles sont aussi très intéressantes. Vous y retrouverez les vidéo-clips des chansons « Brown-Eyed handsome Man » et « No Other Baby ». Il y a aussi les biographies des musiciens qui accompagnent Paul et l’histoire du Cavern Club. De plus, il y a deux entrevues de Paul . La première avait été lancée en CD boni sur l’édition spéciale de « Run Devil Run » en 1999. Maintenant, nous pouvons la voir. La deuxième a été réalisée en 2001. Paul se remémore son spectacle de décembre 1999, au Cavern Club, et les gens de Liverpool.

Le DVD se vend à peu près $35 et la vidéocassette $25. C’est un peu cher mais croyez-moi, vous en aurez pour votre argent. Vous ne serez pas déçu. C’est un produit de grande qualité. Je vous le recommande.

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Billy Shears à Montréal ??!!!


par Jocelyne Rochon

C’est en empruntant cette superbe expression à mon ami Ben (Leblanc) que j’aimerais vous exprimer ma surprise d’apprendre la venue à Montréal de celui qui avait dit en quittant ces mêmes lieux, le 8 septembre 1964 : « If I ever come back here it’ll be too soon! » Enfin, Ringo, Richard, Ritchie, Billy Shears (appelez-le comme vous le voulez) allait nous visiter le 27 juillet 2001 et je n’allais pas manquer ça ! Je soupçonne fortement Roger Hodgson (Supertramp) et Greg Lake (Emerson Lake & Palmer) d’avoir influencé (merci ! merci !) Ringo en lui parlant favorablement de l’accueil et de l’enthousiasme que les gens de Montréal ont toujours démontrés envers eux.

Quoi qu’il en soit, ce qui comptait c’était qu’un second Beatle (depuis 89) serait en spectacle en sol montréalais cet été !
À la différence du spectacle de Paul, pour lequel j’avais dû emprunter le mari d’une amie (je sais ce que vous pensez, mais c’était uniquement pour voir Paul que j’avais emprunté ledit mari !), cette fois-ci j’allais pouvoir partager ce moment avec des amis qui, comme moi, se réjouissaient de l’événement. Car, malgré le peu d’ampleur médiatique générée par cette visite, les amis du RQAB eux savaient que le passage de Ringo à Montréal était un cadeau inespéré, donc tout un événement.

N’étant pas experte en musique, je laisserai à mon ami Ben (dans un prochain numéro) le soin de faire l’analyse musicale de la soirée.
C’est donc en compagnie des mes amis Yves et Esther que je me suis rendue au Centre Molson où nous avons retrouvé Ben et un bon groupe d’amis du RQAB qui tous frémissaient d’impatience de voir enfin (pour la première fois pour la majorité d’entre nous) l’aîné des « p’tits gars ».

Avant le spectacle, les suppositions allaient bon train à savoir quelles chansons de son répertoire Ringo allait nous interpréter.
C’est donc en retenant notre souffle (mais pas notre enthousiasme) que nous attendions les premières notes pour savoir quelle serait la première chanson … les paris sont pris ?? … et bien, ce fut … «Photograph» … rapidement suivie de «Act Naturally» au grand bonheur de la foule ! Nous étions environ 5 000 personnes (qui faisions du bruit pour 10 000) et, tout au long de cette magnifique soirée, nous n’avons pas cessé de chanter et de frapper des pieds et des mains. Non seulement Ringo était-il dans une forme superbe, sautant et dansant dans tous les sens et chantant « his little heart out » (vous essaierez d’en faire autant à 61 ans !), mais le « All Star Band » complétait superbement le tout.

Roger Hodgson (Supertramp) a reçu un fabuleux accueil et nous a interprété, de sa voix particulière qui ne semblait pas avoir vieilli d’un iota (et lui non plus d’ailleurs) : « The Logical Song », « Give à Little Bit » et « Take the Long Way Home ». À l’exception de notre ami Ringo, Roger est celui qui a été le plus chaleureusement applaudi, ce qui a semblé beaucoup l’émouvoir, surtout vers la fin de la soirée. Bien sûr, le guitariste, Greg Lake (ELP) a gagné la foule en nous annonçant, à sa première intervention : « It’s great to be home again » ! Ce dernier nous a gratté sur sa guitare : « In the Court of the Crimson King », « Welcome Back my Friends to the Show that Never Ends » et « Lucky Man ». Howard JonesNo One is to Blame », « Things can only get better » et « Ever Lasting Love »), Ian HunterCleveland Rocks », « I Still Love Rock & Roll » et « All the Young Dudes ») nous ont fait redécouvrir (ou découvrir pour certains) leurs plus grands succès.

Sheila E, qui accompagnait et parfois même remplaçait Ringo à la batterie, nous a levés de terre avec son époustouflant solo (ils diront après que les filles ne savent pas jouer de la batterie!!). Elle a également chanté « Love Bizarre » et « Glamorous Life ». Comme vous pouvez le constater, tout ce beau monde semblait dans une forme superbe !

Mais revenons à notre invité principal. Non seulement Ringo nous a-t-il enchantés avec « Boys », « You’re Sixteen » et la chanson qu’il a introduite en disant : « If you don’t know the words to this one, you are really in the wrong building!!! » … Yellow Submarine, il nous a surpris en interprétant « I am the Greatest » suivie de « The No No Song » et « Back Off Boogaloo » pour revenir plus tard avec « I Wanna Be Your Man » (un cadeau inespéré). Il a terminé la soirée avec « It Don’t Come Easy » (ma préférée) et le surprenant « Don’t Go Where the Road Don’t Go ». Entre les interventions de son « All Star Band », Ringo nous rappelait sa présence en nous cirant « What’s My Name?? » Et nous enchaînions en chœur … Ringo!!

Le seul point noir au programme … justement, l’absence de programmes et un comptoir à souvenirs très dégarni.

Vous êtes déçus?? Oui, oui, je le sens. Il en manque une bien importante non? Je vous fais attendre car lui aussi nous a fait attendre … Tout le monde salue … quitte la scène … et … tout le monde revient pour un « Encore » et c’est en chœur que nous avons chanté … bennnn oui … « With a Little Help from My Friends » !! Ce fut, pour moi, le moment le plus émouvant de la soirée. Bien sûr, dès les premiers moments lorsque Ringo entre en scène, c’est le cœur battant qu’on le regarde arriver. C’est très difficile pour un fan des Beatles d’exprimer par des mots tout ce qu’il ressent lorsqu’il a, en face de lui, en chair et en os, pour la première fois, un de ces « 4 Garçons dans le Vent » qui, de par leur musique, nous ont accompagnés à travers nos joies et nos peines tout au long de notre vie. C’est un moment de bonheur inexprimable. De plus, la simplicité et la joie de vivre de Ringo ont fait que lorsque la foule entonnait en chœur « Do you believe in a Love at first sight? » et qu’on écoutait Ringo nous répondre « Yes I’m certain that it happens all the time » , on avait la sensation de converser avec un vieil ami. Quelle belle fin de soirée que de chanter ensemble le refrain (que nous avions fredonner des centaines de fois auparavant) avec celui qui en est l’âme.

Vraiment, « With a Little (a lot) Help From « His » Friends » Ringo nous a permis de passer une soirée inoubliable remplie d’émotions et, surtout, de merveilleux souvenirs. Quant à moi, il peut « Get Back » à Montréal, anytime he pleases … Shears … Shears … Shears … !!!

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