Volume 7 No 1





ALL THINGS MUST PASS

par Patrice Gagnon

23 janvier. Après quelques reports, le voici finalement en magasin, le fameux CD de George Harrison, « All Things Must Pass ». Mais pas pour longtemps!! Si vous avez négligé vous le procurer cette journée-là, vous vous serez probablement rivé le nez sur des tablettes vides,résultat d’une nette sous-estimation de la demande de la part de EMI! Et ce malgré un prix franchement élevé (entre 30$ et 40$ avant taxes selon les endroits), une date de sortie plutôt mal choisie (habituellement, en janvier, on paie les comptes des Fêtes avant tout!) et, après tout, ce n’est qu’une réédition et non un « vrai » nouveau disque.

Pour ma part, j’ai eu la chance de gagner ma copie lors du lancement organisé à Montréal par le RQAB! Je les en remercie beaucoup d’ailleurs!

Au moment d’écrire ces lignes, la situation est toutefois corrigée. Si ce n’est déjà fait, courez donc le chercher immédiatement!!

Le contenu d’abord. La qualité du son remasterisé, qui y est nettement supérieure à tout ce qu’on nous a offert jusqu’à présent, soit en vinyle ou même en CD, fait apprécier à l’amateur le produit à sa juste valeur. Plus fort, certes, mais aussi mieux défini, plus riche, où les guitares et les aigus sortent grands gagnants. Certains, comme moi, redécouvriront un chef-d’œuvre musical malheureusement relégué aux oubliettes depuis trop longtemps (résultat d’un son peu agréable doublé d’un vinyle, alors que pour d’autres (très nombreux j’espère), « All Things Must Pass » sera une introduction au travail solo de l’ex-Beatle. Dans les deux cas, cette réédition CD place de façon définitive cet album parmi les 2 ou 3 meilleurs de tout le catalogue solo des ex-Fabs. Sinon LE meilleur.

Des pièces additionnelles sont incluses au CD 1 : « I Live For You » (inédite), une prise différente de « Beware of Darkness » (où George modifie les paroles avec Beware of ABKCO), « Let It Down » (démo acoustique avec quelques « overdubs » 2000), « What Is Life » (pistes musicales seulement avec instruments à vent qui font presque « mariachi ») et finalement « My Sweet Lord 2000 », une version complètement nouvelle du premier numéro 1 par un ex-Beatle, où on y entend la participation du fils de George, Dhani, et de la chanteuse Sam Brown. Personnellement, ce n’était absolument pas nécessaire.

Au niveau du contenant, la pochette maintenant digitalement coloriée surprend. Et pour ma part, choque. Je déteste qu’on manipule et maquille des œuvres classiques. Un splendide livret de 18 pages avec un préambule signé George Harrison accompagne les CD, chacun abrité dans une pochette de carton affichant une image alternative de la pochette principale, toujours en couleur mais modernisée et reflétant les réalités de l’an 2000 (autoroute, avion, usines aux émanations qu’on peut presque sentir, gratte-ciel, etc.).

Globalement, donc, je conclus à une excellente initiative de la part de M. Harrison, fort conscient de la qualité supérieure de son premier effort solo. N’hésitez surtout pas, c’est un « must » !

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The Beatles, In The Beginning


par Alain Lacasse

Le 12 décembre dernier, la compagnie de disques Universal mettait en marché l’album In The Beginning par les Beatles et Tony Sheridan au Canada. Comme vous l’aurez deviné, il s’agit d’un nouvel emballage pour les chansons que le célèbre groupe de Liverpool, avec Pete Best à la batterie, a enregistré avec Tony Sheridan pour Polydor à Hambourg en 1961 et 1962. De plus, ce disque est une réédition en CD de l’édition vinyle sortie au début des années 70.

L’album The Early Tapes des Beatles fut, au milieu des années 80, le premier CD à offrir les enregistrements des Beatles avec Tony Sheridan à Hambourg. In The Beginning propose le même répertoire à l’exception des chansons Ready Teddy et Kansas City par Tony Sheridan et les Beat Brothers. Pour ceux qui l’ignorent, les Beat Brothers n’étaient pas les Beatles. Il s’agissait du groupe accompagnateur de Tony Sheridan. Beaucoup de musiciens ont joué au sein de cette formation dont Ringo Starr.

La plus grande qualité du CD In The Beginning est sonore. Les chansons ont été remasterisées et ça paraît. Le son est impeccable. De plus, la présentation et le livret, avec des photos d’Astrid Kirchherr et les commentaires de Tony Sheridan et de Bill Harry, sont de très grande qualité. Quant au contenu, deux chansons sont différentes de celles que l’on retrouve sur The Early Tapes.

Tout d’abord, on retrouve ici la version stéréo de la pièce Ain’t She Sweet. D’autre part, contrairement à ce qui est écrit sur le livret et la pochette, In The Beginning offre la version de la chanson Sweet Georgia Brown interprétée par Tony Sheridan et les Beat Brothers au lieu de celle de Tony Sheridan avec les Beatles qu’on retrouve sur The Early Tapes. Bien sûr, vous retrouverez encore une fois la version longue de My Bonnie (avec l’intro lente) sur In The Beginning ainsi que des chansons de Tony Sheridan et les Beat Brothers.

Bref, rien de nouveau en ce qui concerne le contenu en chansons. Par contre, le son remasterisé est excellent et la présentation soignée. De plus, In The Beginning est en vente à un prix peu élevé. Si vous voulez découvrir les Beatles tels qu’ils étaient avant l’arrivée de Ringo Starr, voilà le CD à acheter. Il en vaut la peine.

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