Volume 6 No 4





Convention Beatles 2000 à Montréal

par Michel Laverdière

Pour la deuxième année consécutive, la convention Beatles organisée par le Réseau Québécois des Amis des Beatles se tenait au Zest sur la rue Bennett, dans l'Est de Montréal le 14 octobre dernier. Bien que le nombre total de visiteurs ait été légèrement moindre que celui de l'an dernier, j'ai nettement eu l'impression que leur présence au cours de la journée fut plus constante. Il régnait donc une atmosphère de fête et de rencontre fraternelle.

Il faisait plaisir de revoir les visages familiers et de découvrir les nouveaux venus. Cette année, il était possible de se procurer, à rabais, l'« Anthologie » des Beatles publiée tout récemment. Parmi les exposants, rien de bien bien nouveau cependant - mais pour le collectionneur averti : c'est justement ce qui l'intéresse. Étrange paradoxe en effet... Le représentant du RQAB à Montréal M. Yves Boivin s'est admirablement bien tiré d'affaire dans son rôle d'animateur. Il a notamment fait plusieurs tirages de prix de présence.

Et cette année, aucun visionnement de bandes vidéo. Par contre, deux invités qui ont su tenir le public en haleine pendant près d'une heure chacun. Humour, anecdotes, souvenirs savoureux, détails intéressants : un après-midi des plus riches pour le connaisseur comme pour le simple curieux. Michel Desrochers, l'animateur de radio bien connu, avait été le présentateur des Beatles au Forum de Montréal. Généreux, d'une bonne humeur communicative, il a raconté nombre d'anecdotes se rapportant à cet événement historique.

Benoît L'Herbier, notre hôte, semblait prendre autant de plaisir que tout le public assemblé. On a même remis à Michel Desrochers une coupure de journal dans laquelle il commentait sa rencontre avec les Beatles en y allant de critiques savoureuses et même exagérées. Lui-même était scandalisé par ses remarques écrites 35 ans plus tôt. Personne ne lui en tint cependant rigueur car son humour et sa passion ont vite fait de maintenir le plaisir à son niveau maximum. Un peu plus tard, ce fut au tour d'André Perry d'être accueilli par Benoît L'Herbier et de nous raconter avec maints détails la session d'enregistrement du célèbre « Give Peace A Chance », au Reine Elisabeth de Montréal. Homme de nature sobre et réservé, André Perry s'est ouvert au jeu de notre animateur et a su garder l'attention de tous les auditeurs avec charme et naturel par la pertinence de ses récits et la joie authentique de raconter ainsi de merveilleux souvenirs.

Parmi les participants, le visiteur pouvait admirer le travail du sculpteur invité, Jean Robillard de Val Bélair, qui avait apporté quelques-unes de ses oeuvres dont le buste de Sir George Martin et de Marc Bolan (T.Rex) qui seront coulés dans le bronze et installés en Angleterre en 2001 et 2002. Il avait aussi apporté une sculpture de l'homme d'affaires bien connu Pierre Péladeau en plus de celle du célèbre Bruce Lee. Le Bulletin du R.Q.A.B. vous tiendra d'ailleurs au courant du développement de ces projets internationaux.

Pour ceux qui n'auraient pas eu l'opportunité de visiter les Conventions Beatles organisées par le R.Q.A.B., je me permets d'insister et je vous invite à inscrire tout de suite à vos agendas les prochains événements du Réseau. Ceux-ci constituent une opportunité unique de rencontrer des gens sympathiques et passionnés qui sauront vous communiquer leur plaisir et leur amour des Beatles. Venez en profiter pour vous-mêmes, venez raconter vos expériences, nous sommes entre amis et les amis (des Beatles) de nos amis sont nos amis. À très bientôt, j'espère...(N.D.L.R. Le RQAB est notamment à remercier les personnes et entreprises suivantes pour les prix de présence offerts en tirage lors de la convention : M. Patrick Landry EMI Canada, M. Jim Fotheringham de SMA Distribution, M. Coté du Collectophile, Mme. Johanne Paquette et M. Marc-André St-Onge de Diffusion Dimédia et des Éditions du Seuil et M. Michel Laverdière et les Disques Atma.)

Pour revenir au début de cette page

 


Englishman In New-York (Macca expose ses oeuvres)

Andy in the garden


By Mountain Face

par Pierre Faucher

New-York est une ville fascinante et, selon moi, toutes les excuses sont bonnes pour aller croquer dans la «Big Apple ». Alors quand j'ai appris dans le dernier bulletin du R.Q.A.B. que Paul allait exposer ses ouvres à New-York, j'ai sauté sur l'occasion.

Branle-bas de combat :
1- Contacter la galerie d'art pour infos.
2- Réserver une chambre d'hôtel (on ne dort pas à New-York comme dans un moulin. Enfin..!)
3- Demander un congé à mon patron (Aïe!!!)

Donc, premier contact avec la galerie : je parle avec Randy qui m'informe des horaires. L'exposition a lieu du 3 au 9 novembre. La galerie est située sur la 24e rue, dans le quartier de Chelsea, dans Manhattan. Première visite le 5 novembre, un dimanche : je constate que la galerie est peu fréquentée en cet après-midi. Je rencontre Jeffrey Peabody, qui semble être le propriétaire de la « Matthew Marks Gallery », et il m'autorise à prendre des photos des ouvres de Paul. Je décide donc de revenir le lendemain (lundi) après avoir acheté un film 1600 ASA (très sensible à la lumière) pour éviter d'utiliser un flash (non recommandé dans les circonstances). À ma grande surprise, la galerie est complètement déserte, mais c'est tant mieux pour moi qui obtiens ainsi tout l'espace nécessaire pour photographier les fameuses peintures. Il doit y avoir une trentaine de celles-ci. Certaines sont abstraites (dont Robot And Star et Brains On Fire ), d'autres plus accessibles au néophyte comme moi. Parmi celles-ci, je retiens Big Mountain Face, Chinaman et Andy In the Garden. Paul s'est aussi inspiré de ses proches pour créer Bowie Spewing et Yellow Linda With Piano. Bowie Spewing est particulièrement réussie (humble opinion.). Ces peintures demeurent la propriété de Paul et ne sont pas à vendre. Cependant, on pouvait acheter des reproductions laminées de trois de ces peintures (dont Big Mountain Face) pour quelques milliers de dollars U.S., une opération sans but lucratif car tous les profits allaient à la cause du cancer.

Petite anecdote : la personne en charge de la sécurité durant l'exposition se révèle être le garde du corps officiel de McCartney durant ses séjours à New-York. Une très intéressante conversation s'ensuit au cours de laquelle j 'apprends que Paul a fait l'achat d'un loft à New-York (Manhattan) et que Paul a assisté à l'ouverture de l'exposition la semaine précédente. Il me décrit Paul comme un patron super sympa et surtout très « cool ». Évidemment que j'envie cet homme à en mourir.

Bref, une exposition toute en simplicité et retenue, sans la publicité grandiose à laquelle on pourrait s'attendre pour un événement impliquant McCartney. Serait-ce la nouvelle image de Sir Paul?!

Pour revenir au début de cette page