Volume 2 No 3



"Silver rain was falling down uppon the dirty ground of London Town"

Hé bien, Paul a menti. Du moins pour la période du 16 au 30 avril dernier alors que j'ai parcouru Londres dans tous les sens, de Picadilly Circus à Hyde Park, de St-John's Wood à Soho Square, pas de pluie sur le sol London Town. Mais selon les gentils Londoniens, j'ai été chanceux.
Ce voyage, en fait, a deux volets. Un côté touristique, bien sûr, car Londres est une ville magnifique à l'architecture unique et avec une histoire passionnante. L'autre aspect, d'où la parution de ce journal, concerne l'histoire de ce groupe anglais très ordinaire et peu populaire, les Beatles...
Pour débuter, un conseil à ceux qui croient que Paul, George ou Ringo sont des gens facilement accessibles: Oh que d'illusions!... Des trois ex-Beatles, Paul est celui où se concentrait ma recherche. Il est non seulement le plus populaire, il est aussi le plus actif et c'est là le problème. J'avais fait des recherches avant de partir et je craignais le pire: plus que le Saint-Esprit, Paul parvient à se multiplier par six. Si son horaire nous est inconnu,il faut compter sur la chance: s'il n'est pas à sa ferme d'Agyshire, près de Campbelltown, en Écosse, il peut être dans son studio personnel à sa résidence de St-Leonard's, sur la côte sud du pays ou à sa troisième adresse connue, dans le Sussex, au sud de Londres. Dans ces trois cas, on n'entre pas chez Paul comme on entre chez Roger Drolet... Lors d'une très intéressante conversation avec Zoé (secrétaire de presse d'Apple que j'ai eu la chance de rencontrer), elle m'avoua rencontrer Paul régulièrement, donc elle était bien placée pour m'aviser de ne pas perdre mon temps avec ces trois options (toutes ces résidences sont gardées et inaccessibles).
Quant à ses bureaux d'affaires, même problème. MPL Communications, situé sur Soho Square (à deux pas de mon hôtel), est l'endroit le plus facile d'accès si on espère rencontrer Paul. On sait qu'il s'y rend régulièrement. Malheureusement, l'espoir se meurt à la porte d'entrée. Sans le code d'accès, on ne peut y pénétrer. Chez Apple Records, au sud de Hyde Park: exactement la même situation. Si les portes sont barrées, au moins les deux bureaux ont un système d'intercom à l'entrée. C'est ainsi qu'aux deux endroits, j'ai pu mettre à l'épreuve mon pouvoir de persuasion pour convaincre deux gentilles dames à venir me rencontrer à l'extérieur (chose paraît-il inhabituelle). Chez MPL, tout comme chez Apple, on nie la présence de Paul à l'intérieur. C'est de bonne guerre! On me remets néanmoins des articles de promotion (normal chez MPL, exceptionnel chez Apple, Zoé doit m'avoir dans l'oeil ou elle a pitié...).
Parlant de promotion, Londres semble être la Mecque de la musique. En usant de persévérance et de patience, on peut obtenir gratuitement, des posters, disques-promo, livres etc. Il faut savoir oû aller et qui rencontrer (opération réussie chez EMI Records, HMV Records Store, Towers Records Store, etc.). HMV, compagnie anglaise d'origine, est une institution à Londres et son magasin d'Oxford Street, le plus grand au monde, est à voir. Pour les fans des Beatles, il existe une librairie, près de Soho Square, qui a pour nom Helter Skelter. Inutile de préciser sa spécialité (à vous rendre malade et fortement déconseillé aux acheteurs compulsifs!!!)
Pour conclure (hâtivement, l'espace étant restreint...) je ne peux passer sous silence ce samedi magique durant lequel j'ai vécu, avec plusieurs autres fans, au vrai Magical Mystery Tour. En effet, il existe à Londres une petite compagnie qui se spécialise en tournées touristiques et une de ces tournées a pour objet ces fameux Beatles (Beatles walk of London). La tournée se fait à pieds et en métro (petite note historique: celui-ci est le plus vieux au monde). Durant approximativement cinq heures, on se promène de site en site. Que ce soit la maison familiale de Jane Asher (où Paul a demeuré au début de leur relation) ou bien la fameuse adresse 3 Saville Row (édifice original d'Apple, scène finale magique du film Let It Be) ou encore le 94 Baker Street (la boutique d'Apple). La plupart de ces sites n'ont plus la même vocation aujourd'hui. Le tour se termine dans St-John's Wood, au nord de Londres et là, c'est l'extase. Au bout de Grove end road, à droite, on aperçoit un édifice blanc que je reconnais immédiatement et c'est la chair de poule...ça y est, Abbey Road! Plusieurs touristes sont déjà assemblés près de l'entrée. On regarde de près la muraille de pierre décorée de graffitis (certains sont très réussis et j'apprends que ces murs doivent être repeints à toutes les deux semaines!!!), mais personne n'ose franchir l'entrée qui est grande ouverte. Moi, je n'hésite pas et traverse la fameuse grille. Je suis dans la cour intérieure, au pied des marches qui mènent à l'intérieur du temple sacré. D'autres fans me suivent, mais la plupart restent à l'extérieur (les pauvres!!!). On nous surveille de la porte d'entrée, mais sans plus. Je demande à un ami de me prendre en photo (sur les marches, sous le signe EMI Studio, Woh!!!) et je lui rend le service. Petite déception, pas de visite publique, mais c'est compréhensible, on enregistre!!!
Le tout se termine sur Abbey Road. Surprenant, car nous ne sommes qu'à 10 minutes du fameux 7 Cavendish Avenue (la demeure londonienne de Paul). Je décide d'aller visiter Macca, seul (encore surpris de l'empathie des autres touristes, les pauvres encore). Demeure modeste pour quelqu'un dont la fortune est évalué à 750 millions, mais les rumeurs courent à l'effet que Paul a vendu la célèbre demeure. Alors, comment expliquer la présence, juste devant l'entrée, d'une magnifique Rolls Royce bleue identifiée par cette plaque: PJM695R (Paul James McCartney??) .
Le mystère continue............................... À suivre...

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