Volume 11 No 4





Concert for Bangla Desh : le DVD

par Alain Lacasse

Voici un DVD qui était très attendu par tous les fans de George Harrison et des Beatles. Tous souhaitaient que la réédition du « Concert for Bangla Desh » soit aussi accompagnée par celle du film en format DVD. Toutes les attentes ont été comblées.

Warner Home Music Canada a mis en marché à la fin d’octobre dernier le double DVD « Concert for Bangla Desh » avec George Harrison, Ravi Shankar, Bob Dylan et plusieurs autres artistes. Cette compagnie a décidé d’offrir ce film en deux éditions, une régulière et une autre de luxe limitée à 100, 000 copies numérotées.

Rappelons que ce spectacle bénéfice a été mis sur pied par George Harrison en 1971 pour recueillir des fonds pour les réfugiés du Bangla Desh, victimes de la guerre et de catastrophes naturelles. Sensibilisé par son ami Ravi Shankar, George a réuni plusieurs artistes et amis comme Ringo Starr, Eric Clapton, Leon Russell, Billy Preston, Bob Dylan et plusieurs autres pour ce concert exceptionnel. Après la parution d’un album vinyle (1971), d’un film (1972), d’un CD (1990) et d’une édition VHS dans les années 90, nous avons maintenant droit à une nouvelle édition CD et à la publication du film en format DVD.

L’édition régulière reprend la même photo que le CD, soit George Harrison sur scène. A l’intérieur, on y trouve un livret avec des photos rares du spectacle, des commentaires des artistes participants et d’autres textes ainsi que 2 DVD. Le premier contient le film original restauré avec le plus grand soin. La qualité vidéo est excellente et le son a aussi bénéficié d’un traitement royal, autant dans la version stéréo que dans celle 5.1.

Le deuxième DVD contient de nombreux suppléments. Il y a l’excellent documentaire « The concert for Bangla Desh revisited » avec des interviews de George Harrison, plusieurs artistes du spectacle et Kofi Annan, secrétaire des Nations-Unis, etc. Ce DVD offre aussi 2 chansons excellentes chansons tirées du test de son avant le spectacle d’après-midi : « If not for you » par George Harrison et Bob Dylan en duo et « Come on in my kitchen » de Leon Russell. Il y a aussi une chanson provenant du spectacle d’après-midi : « Love minus zero-no limit » de Bob Dylan. Ajoutez à cela un court métrage sur la production du film et du DVD ainsi que de l’album et vous serez comblé. Et ce n’est pas tout. Faudra l’acheter pour tout savoir...

L’édition de luxe contient aussi des cartes postales, un poster, un autocollant Apple, une reproduction des paroles manuscrites de la chanson « Bangla Desh » et un livret de plus de 60 pages. Cette édition propose aussi la photo originale de l’album (Le petit enfant affamé) sur la couverture du boîtier.

Peu importe l’édition que vous choisirez, vous ne serez pas déçu par votre achat. A part la présentation et les artefacts, le contenu des DVD est identique dans l’édition régulière et celle de luxe. L’attente de ce DVD en valait la peine. Je vous le recommande fortement. Et n’oubliez pas qu’une partie de l’argent recueillie par les ventes de ce produit est destinée au Fonds George Harrison pour l’UNICEF.

Pour revenir au début de cette page

 


Walls and bridges : La nouvelle édition

par Alain Lacasse

Poursuivant son travail de mise en valeur du catalogue discographique de son défunt époux John Lennon, Yoko Ono nous propose maintenant une version remixée et remasterisée de l’album « Walls and bridges » de John Lennon.

Contrairement à la nouvelle version de « Some time in New York City », ce nouveau « Walls and bridges » saura assez satisfaire, du moins en bonne partie, les fans de John Lennon. En remixant les titres de cet album (Enfin pas tous, mais la grande majorité des chansons), Yoko Ono continue bien sûr à faire preuve de révisionnisme. Toutefois, le remixage est passablement fidèle à la version originale. Le son est excellent. Cela contribue à nous faire redécouvrir un disque que nous avions peut-être sous-estimé. Sans être aussi réussi que « John Lennon Plastic Ono Band » ou « Imagine », nous constatons que John nous a offert de très bonnes chansons sur cet album.

Lennon est inspiré sur ce disque. Est-ce dû à l’absence de Yoko ? La présence de May Pang à ses côtés durant ce Lost week-end ? Toujours est-il que « Walls and bridges » a eu une belle carrière dès sa parution à l’automne 1974. Il y a plusieurs bonnes chansons comme « Old dirt road », « Steel and glass », « What you got », « Surprise, surprise » et la magnifique « Nobody loves you (When you’re down and out) ». Le « Yaya » avec son fils Julian est, par contre, comme un gros bouton dégueulasse dans le visage. Les autres pièces sont un peu moins fortes que les titres précédemment mentionnés. Toutefois, il y a deux exceptions : « Whatever gets you thru the night » et « No. 9 dream ».

« Whatever gets you thru the night » a été le premier extrait en 45 tours de l’album. Ce duo avec Elton John est devenu le premier simple no. 1 dans la carrière solo de John aux Etats-Unis. C’est un incontournable de sa carrière. « No. 9 dream » est aussi une excellente chanson. Le côté Beatles de John se manifeste dans ce titre. Cette pièce, qui a aussi connu beaucoup de succès, a été le 2ème 45 tours tiré de l’album « Walls and bridges ».

La nouvelle édition remixée et remasterisée de « Walls and bridges » est augmentée de 3 pièces supplémentaires. Il y a « Whatever gets you thru the night » en spectacle au Madison Square Garden de New-York avec Elton John (Rien de nouveau et d’inédit ici mais c’était pertinent de l’insérer dans ce disque), une version différente et dépouillée (John s’accompagnant à la guitare) de « Nobody loves you (When you’re down and out) » qui n’était pas essentielle (Il y en a déjà une semblable sur l’album « Menlove Avenue ») et une entrevue promotionnelle rare de John concernant « Walls and bridges » destinée aux employés de EMI en Angleterre et qui figurait à l’origine en face B du 45 tours promo de « Whatever gets you thru the night ».

Maintenant, parlons des points négatifs. Ils concernent essentiellement la pochette. Il aurait été souhaitable que Yoko publie cette nouvelle édition en format digipak de façon à reproduire fidèlement la pochette originale de l’édition vinyle de 1974. On a plutôt droit à une présentation somme toute conventionnelle qui oblige à modifier sensiblement celle-ci. Et comme si ce n’était pas assez, Yoko a mis sur le CD l’étiquette qu’on trouvait à l’origine sur l’édition vinyle de « Some time in New-York City », c'est-à-dire la photo de Yoko à gauche qui se transforme graduellement en photo de John à la droite de l’étiquette. Yoko aurait été mieux avisé de mettre cette étiquette sur la nouvelle édition remixée de « Some time »! C’est une erreur incroyable car tout le monde, en tout cas pas mal de personne, sait que Yoko était séparée de John au moment où « Walls and bridges » a été enregistré et publié. Pour ce qui est du livret, on retrouve une photo supplémentaire d’époque de Lennon et ses fameux dessins d’enfant.

Cette nouvelle version de « Walls and bridges » est très intéressante. Le son est excellent et le remixage respectueux de l’œuvre originale. Cependant, les modifications à la pochette coûtent de précieux points à cette réédition. Mon évaluation : 6.5 sur 10.

Pour revenir au début de cette page